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Les basques, c’est l’Europe!

L’imminent linguiste, Claude Hagège, l’affirme: les européens ce sont les basques. De quoi faire réfléchir les franchouillards, espanolistes et autres cathos nationalistes, et leur Europe Chrétienne datant de Charlemagne. Quand mon grand-père menait son troupeau entre Altamira, les Pyrénées et Lascaux, tu n’étais même pas né Pauv’con! Les indos-européens c’est eux…les natives-europeans, c’est nous…
Pour qui ce prennent-ils pour barrer la route à la Turquie! aprés-tout les étrangers ce sont eux aussi… Gora Europa Euskalduna eta Fededun (fededun…c’est en trop…EUH vous savez les vieux réflexes)

A lire l’article du JPB
Le site de Claude Hagège

5 réponses pour “Les basques, c’est l’Europe!”

  1. Lurbeltz indique :

    Le temps que ça arrive aux oreilles des franchouillards et Euskal Herri est sauvé.

  2. Lurbeltz indique :

    Oui je voulais rajouter un truc. effectivement le premier européen était basque. Il y a longtemps, on parlait basque de l’Ebre à la Garonne et avant, cela était probablement plus étendu, puisqu’on trouve des noms basques partout en Europe. Mais bon, je ne vais pas expliquer ce que d’autres font mieux que moi. Mais juste rappeler là à nos ami(e)s paysans basques qu’il y a un autre gugusse qui occupait toute l’Europe et qui a suivi le même parcours, c’est l’ours. Et oui, l’ours occupait l’Europe et est-ce un hasard si ici l’ours a trouvé refuge si prés des basques ?
    Que nos amis les bergers se posent la question, à savoir, est-ce que l’ours et les basques ne sont pas deux mêmes victimes de la prétention, de la soif de puissance, de la soif d’hégémonie que des zommes ont fait peser sur tout ce qui existe sur cette planète ? Que à chaque fois c’est la liberté de vivre qui est mise en cause, liberté des basques de vivre chez eux avec leur langue et leur culture et liberté de l’ours de vivre chez lui avec ses us et ses coutumes, ses petits, son trou pour faire ses petits. Putain ! Chers ami(e)s Abertzale je crois que beaucoup ne sont pas très loin de comprendre que la liberté est une et indivisible. Quand une vraie prise de position à ce sujet ?

  3. Lurbeltz indique :

    Mince oui, j’ai oublié de t’approuver au sujet de la Turquie !!!! C’est carrément dégueulasse ces positions quasi racistes sur la Turquie qui ne pourrait pas rentrer en Europe. Que d’intolérance !

  4. jenofa indique :

    Ceci dit, faudrait voir à pas trop idéaliser—- les basquouillards, ça existe aussi. Et en pourcentage par rapport aux franchouillards, mettrais pas ma tête sur le billot qu’ils sont perdants.

  5. depradachristophe indique :

    TRIBUNE LIBRE : LES LANGUES REGIONALES DE FRANCE ET LE DESIR D’EUROPE

    SUD-OUEST 28 MAI 2009

    Contrairement aux médiocres arguments des communautaristes français (je nomme ainsi les nationalistes souverainistes de tous bords), les langues régionales ne sont pas synonymes de repli et d’enfermement, mais, bien au contraire, d’ouverture et d’échange. Ce qui m’apparaît comme porteur d’un repli identitaire dangereux, c’est bien l’idéologie française, celle qui consiste à enseigner une histoire de France mythique, celle d’une Gaule préexistante à la France éternelle.

    L’histoire de France est une construction idéologique, les frontières de la France ne sont pas naturelles et les Gaulois ne sont pas les ancêtres communs de tous les Français ! L’histoire de France, telle qu’elle est encore enseignée aujourd’hui, est un déni d’Europe. Pire que cela, elle véhicule un nationalisme français. Les langues régionales de France participent ainsi à une remise en cause salutaire de la vision mythique, mystificatrice, patriotique, nationaliste de l’histoire de France. Elles sont préexistantes à l’État-nation français et à tout son cortège de violences, de silences et de mensonges. Elles sont constitutives de l’identité européenne et sont emblématiques d’une « communauté » qui fait fi des frontières nationales. Beaucoup de langues « régionales » de l’Hexagone (occitan, basque, catalan, alsacien, flamand, franco-provençal) sont transfrontalières. Elles incarnent une réalité transnationale et constituent des passerelles entre des citoyens de différents États. Quel intérêt évident y aurait-il à développer un enseignement précoce des langues régionales ! Pour beaucoup de linguistes, notamment Claude Hagège, l’apprentissage d’une langue régionale dès la petite enfance est un atout majeur pour parler des langues étrangères. Prenons donc exemple sur les écoles associatives par immersion qui enseignent, dès la maternelle, le basque (ikastola), l’occitan (calandreta), le breton (diwan) ou le catalan (bressola).

    Il est grand temps d’arrêter cette chasse aux sorcières linguistique et faire entendre que les langues régionales sont des vecteurs d’Europe. Il n’y a que les communautaristes français pour penser encore que seule la langue française est l’incarnation des valeurs de liberté et d’universalité. Toutes les langues, fussent-elles « régionales », sont des instruments de pensée, de conceptualisation, de libération et d’émancipation.

    Pour un Européen convaincu, il est donc essentiel de reconnaître la pluralité linguistique européenne et de promouvoir, en France, une politique linguistique publique qui favorise l’apprentissage précoce d’une langue régionale, ferment assuré d’un plurilinguisme européen heureux.

    De ce point de vue, il est grand temps que la France accepte, enfin, de ratifier la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, qui inscrit dans son préambule que la protection et la promotion de ces langues dans les différents pays et régions d’Europe « représentent une contribution importante à la construction d’une Europe fondée sur les principes de la démocratie et de la diversité culturelle, dans le cadre de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale ».

    Le besoin d’Europe passe avant tout par le désir d’Europe, un désir qui doit se décliner dans toutes les langues d’Europe, nationales et officielles, mais aussi régionales et minoritaires.

    Patrick LAVAUD

    Directeur des Nuits Atypiques de Langon

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