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Archive de la catégorie basque

Un site pour le journal Egunkaria

Cela fait plus de six ans que la Garde Civile Espagnole a fermé le journal Euskaldunon Egunkaria. Malgrès la demande de classer définitivement l´affaire, effectuée par le procureur, la défense, et de nombreux acteurs culturels, sociaux et politiques, l´Audience Nationale a décidé, d’intenter deux procès contre Egunkaria. Le premier, lié à la fermeture du quotidien (cinq anciens responsables du quotidien sont accusés d’être membres de l’ETA) et le second, lié à l’activité économique du journal (huit personnes sont poursuivies pour cause d´irrégularités financières). La Audience Nationale a annoncée la date du procès de la fermeture : il débutera le 15 décembre 2009.

le site du journal Egunkaria

Les basques c’est l’Europe Bis!

TRIBUNE LIBRE : LES LANGUES REGIONALES DE FRANCE ET LE DESIR D’EUROPE

SUD-OUEST 28 MAI 2009

Contrairement aux médiocres arguments des communautaristes français (je nomme ainsi les nationalistes souverainistes de tous bords), les langues régionales ne sont pas synonymes de repli et d’enfermement, mais, bien au contraire, d’ouverture et d’échange. Ce qui m’apparaît comme porteur d’un repli identitaire dangereux, c’est bien l’idéologie française, celle qui consiste à enseigner une histoire de France mythique, celle d’une Gaule préexistante à la France éternelle.

L’histoire de France est une construction idéologique, les frontières de la France ne sont pas naturelles et les Gaulois ne sont pas les ancêtres communs de tous les Français ! L’histoire de France, telle qu’elle est encore enseignée aujourd’hui, est un déni d’Europe. Pire que cela, elle véhicule un nationalisme français. Les langues régionales de France participent ainsi à une remise en cause salutaire de la vision mythique, mystificatrice, patriotique, nationaliste de l’histoire de France. Elles sont préexistantes à l’État-nation français et à tout son cortège de violences, de silences et de mensonges. Elles sont constitutives de l’identité européenne et sont emblématiques d’une « communauté » qui fait fi des frontières nationales. Beaucoup de langues « régionales » de l’Hexagone (occitan, basque, catalan, alsacien, flamand, franco-provençal) sont transfrontalières. Elles incarnent une réalité transnationale et constituent des passerelles entre des citoyens de différents États. Quel intérêt évident y aurait-il à développer un enseignement précoce des langues régionales ! Pour beaucoup de linguistes, notamment Claude Hagège, l’apprentissage d’une langue régionale dès la petite enfance est un atout majeur pour parler des langues étrangères. Prenons donc exemple sur les écoles associatives par immersion qui enseignent, dès la maternelle, le basque (ikastola), l’occitan (calandreta), le breton (diwan) ou le catalan (bressola).

Il est grand temps d’arrêter cette chasse aux sorcières linguistique et faire entendre que les langues régionales sont des vecteurs d’Europe. Il n’y a que les communautaristes français pour penser encore que seule la langue française est l’incarnation des valeurs de liberté et d’universalité. Toutes les langues, fussent-elles « régionales », sont des instruments de pensée, de conceptualisation, de libération et d’émancipation.

Pour un Européen convaincu, il est donc essentiel de reconnaître la pluralité linguistique européenne et de promouvoir, en France, une politique linguistique publique qui favorise l’apprentissage précoce d’une langue régionale, ferment assuré d’un plurilinguisme européen heureux.

De ce point de vue, il est grand temps que la France accepte, enfin, de ratifier la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, qui inscrit dans son préambule que la protection et la promotion de ces langues dans les différents pays et régions d’Europe « représentent une contribution importante à la construction d’une Europe fondée sur les principes de la démocratie et de la diversité culturelle, dans le cadre de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale ».

Le besoin d’Europe passe avant tout par le désir d’Europe, un désir qui doit se décliner dans toutes les langues d’Europe, nationales et officielles, mais aussi régionales et minoritaires.

Patrick LAVAUD

Directeur des Nuits Atypiques de Langon

Les basques, c’est l’Europe!

L’imminent linguiste, Claude Hagège, l’affirme: les européens ce sont les basques. De quoi faire réfléchir les franchouillards, espanolistes et autres cathos nationalistes, et leur Europe Chrétienne datant de Charlemagne. Quand mon grand-père menait son troupeau entre Altamira, les Pyrénées et Lascaux, tu n’étais même pas né Pauv’con! Les indos-européens c’est eux…les natives-europeans, c’est nous…
Pour qui ce prennent-ils pour barrer la route à la Turquie! aprés-tout les étrangers ce sont eux aussi… Gora Europa Euskalduna eta Fededun (fededun…c’est en trop…EUH vous savez les vieux réflexes)

A lire l’article du JPB
Le site de Claude Hagège

Le Conseil de l’Europe épingle la politique linguistique de l’état espagnol

Le Conseil de l’Europe vient de publier un rapport sur les langues minoritaires en Espagne. les experts s’accordent à davantage de promotion des langues co-officielles (basque, catalan, galicien) dans l’administration. Les autres langues (aragonais, occitan, asturien, portugais et berbère) sont en attente de co-officialisation…A quand le rapport sur les langues de France?

A voir:

le site officiel du Conseil de l’Europe

La LGV ne passera pas par moi!

La LGV, témoin de la faillite politique du Gouvernement Basque?

Quel est le poids réel de l’autonomie basque au sein de l’Europe et face à ses deux grands rivaux historiques que sont l’état français et espagnol. Etats tous deux centralisateurs et nationalistes. C’est peut-être la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui en est actuellement le témoin le plus direct.

En effet l’actualité tragique de ces dernières semaines nous démontre à quel point ce projet reste pour sa grande majorité, rejeté par les citoyens basques. Alors fallait-il pour exprimer ce rejet, assassiner un travailleur du projet. J’en doute. Même s’il semblerait que ETA (l’assassinat n’est toujours pas revendiqué) veuille nous rappeler le sort des trois ingénieurs de Leimoniz, la comparaison reste inadéquate. Un train, ce n’est pas une centrale nucléaire.

Et pourtant en y regardant plus près, qu’est ce que les citoyens basques et je rajouterai les citoyens français et espagnols ont à gagner d’une ligne ralliant les capitales européennes. Quel est l’intérêt pour le local que je suis de rallier Paris à Madrid en 5 heures, si je n’ai plus de train à la gare de mon village. Qu’est ce que j’ai a gagné d’aller travailler à Paris ou Madrid, alors que ma famille est là. Il faut 3 heures pour faire Paris Marseille, presque autant pour faire Bayonne Mont de Marsan, qui sont pourtant dans la même région. Où est la logique? Je connais des nantais qui prennent le TGV tous les matins pour aller bosser à Paris. Sont-ils fous? un peu certainement, mais c’est le prix exorbitant de l’immobilier parisien qui poussent ces cadres à « squatter » des villes régionales pour payer moins cher leurs loyers. Revers de la médaille c’est la ville de Nantes qui elle aussi affiche des prix ahurissants au m2. C’est ce cela que nous voulons pour le Pays Basque? La situation immobilière n’est t-elle pas assez désastreuse? Quel sera le prix du mètre carré après le passage du super train? Amis spéculateurs, affolez-vous sur le cadastre, il va y avoir du fric à faire! Que faisons -nous de nos campagnes? Nous allons brouter du RSA et regarder le train passer, comme toujours…
Nos dirigeants politiques auraient-ils encore oublier le « réseau » social. Le grand perdant du progrès. Pourquoi le transport européen est-il pensé Nord-Sud? Qu ‘en est-il des vallées Pyrénéennes. Et moi si je veux partir de Biarritz à Perpignan, je passe part où? A oui c’est vrai, on veut percer des tunnels, pour rallier nos capitales régionales. C’est donc cela la régionalisation! Je m’en fous de Bilbao, Bordeaux, Toulouse, Saragosse ou Barcelone…moi je veux travailler à la campagne! Bon je m’égare!
Donc qui décide vraiment de cette LGV, le gouvernement basque, malgré sa bonne volonté de façade, est-il un des acteurs majeurs de ce projet très coûteux. J’en doute. Une fois de plus, ce sont Paris et Madrid, via une politique européenne ultra-libérale, qui vont gagner la cerise sur le gâteau de ce nouvel aménagement territorial. Les ploucs vont rester des ploucs, les citadins seront encore plus citadins. En résumé les services publics (qu’ils soient basques, polonais, ou de Pétroschnock) c’est pour la ville, toi le bouseux démerde toi !!!

A voir:
le site officiel de la LGV Atlantique
la carte du projet au niveau européen
les anti-projet AHT gelditu!